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Beyond Klimt

NOTRE CRITIQUE

Klimt perdu dans un fameux désordre

BOZAR surfe sur la vague du centenaire de la mort du plus populaire des artistes viennois pour attirer les visiteurs dans l’exposition qui occupe les salles de son palais cet automne. C’est pourtant comme vulgaire appât que le peintre du baiser est utilisé puisque de Klimt, on ne voit guère que deux tableaux tout à fait mineurs, dont l’un qui plus est inachevé. Ceux qui fréquentent régulièrement les expositions temporaires commencent à être habitués à cette forme de publicité mensongère, mais si l’on voulait dégoûter à tout jamais des musées un public qui les visite moins souvent, on ne s’y prendrait pas autrement. D’autant que le contraste est ici immense entre la promesse de l’art joyeux et chatoyant de Klimt et la réalité de l’exposition, présentant des œuvres d’avant-garde de l’entre-deux guerre, souvent sombres, voire austères.

Les problèmes de cette expo ne s’arrêtent malheurement pas à son titre. La faute à un fil conducteur trop large, cherchant à couvrir 30 ans d’histoire de l’art dans la douzaine de pays qui composaient l’empire austro-hongrois. On passe d’Egon Schile (pas d’excitation démesurée, on n’est ici encore confronté à une œuvre unique et inachevée !) à Victor Vasarely, en passant par les courants expressionnistes (Kokoshka), constructivistes et j’en passe.

Et pour ne rien arranger, l’exposition, qui fut créée au Belvédère à Vienne, a été « coupée au montage » pour son accrochage bruxellois. Comme en témoigne le catalogue, de nombreux tableaux sont manquants, et non des moindres.

De là à dire qu’on perdrait son temps en visitant Beyond Klimt, il y a un pas que nous ne franchirions pas, car nous y avons malgré tout fait plusieurs belles découvertes, comme un remarquable auto-portrait de Koloman Moser et un autre de Marie-Louise Von Motesiczky, qui semble nous juger pendant que nous la regardons.

ARTYNOTE : 5/10

PRESENTATION OFFICIELLE

« La fin de la Première Guerre mondiale et de l’Empire austro-hongrois a marqué la reprise d’une série d’évolutions artistiques majeures. Les changements politiques et économiques ont entraîné des migrations d’artistes, ainsi que des idées et perspectives nouvelles. Les artistes ont développé de nouveaux réseaux, se sont rencontrés dans les centres artistiques par le biais d’associations internationales, et ont utilisé les magazines pour communiquer par-delà les frontières politiques. Ils ont placé leur identité artistique avant leur nationalité. Dans cette exposition, découvrez une Europe centrale en pleine mutation à travers les yeux de Gustav Klimt, Josef Capek, Egon Schiele, Oskar Kokoschka, László Moholy-Nagy et 75 autres artistes. » (source : site Bozar)

 

INFORMATIONS PRATIQUES

BOZAR/Palais des Beaux-Arts

21/9/18 – 20/1/19
Mar – Dim, 10:00 – 18:00
Jeu, 10:00 – 21:00
Fermé le lundi

 

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